•  Christian Vebel, pied-noir né à El Kseur (Algérie) en 1911, mort en 2002, était un chansonnier célèbre qui, avec ses comparses, P.J. Vaillard, Robert Rocca, Maurice Horques, Roger Nicolas, Jacques Grello, faisait les beaux jours du Théâtre des deux ânes et du Caveau de la République à Paris dans les années 55-60.

    Parmi toutes ses oeuvres (chansons, sketches, pamphlets) il avait composé cette perle en vers, pleine d'humour et de vérité, qui prend tout son sel après plus de 50 ans.....


    1954 - 1962 - Christian Vebel vous a compris... par PHIBERSTE


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  • Pour éclairer tous ceux des jeunes générations qui sont maintenus dans l'ignorance des réalités historiques, et tous ceux qui voient l'Algérie Française et les Pieds-Noirs avec les lunettes de la désinformation, n'en déplaise aux esprits chagrins et aux quémandeurs de repentance...

     

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  • Bon, maintenant que vous avez le lexique franco- pataouète, petit exercice : Traduire le texte suivant en français de Métropole (ce texte comporte 33 expressions en  pataouète)

    "- Hé, Sauveur !

     - Salut, Manu !

     - Aïwa ! quel beau taouète tu as là ! Po po po! Il est beau, hein! Il t'a coûté bézef ?

     - C'est Paulo le guitche qui me l'a filé aouf...

     - Aouah ! Il est badjok, ce type ! Ma parole, tu as la baraka !

     - C'est-à-dire qu'il s'était pris de baroufa avec le galoufa qui lui mettait des calbottes. Alors je suis arrivé et j'y ai mis une botcha au galoufa qui l'a envoyé chez Azrine. Alors ce babao de Paulo qui était tout barboucha m'a donné son taouète en échange d'une poignée de bli bli....

     - Sacré Sauveur, c'est pas des blofes que tu me racontes, espèce d'aoufiste ?Au fait, tu marches toujours avec la Janine ?

     - La grande gigasse ? Non, c'est fini, elle a un beau tafanar mais elle est complètement babao, pas moyen de taper la paille avec elle. J'en avais plein les claouis de ses manières et je l'ai envoyée à dache. Allez viens je t'offre une gazouze avec un bol de loubia chez Jojo Hernandez.

     - J'ai pas le temps, j'ai rencart avec un canusse avec un terma comme une cabassette. Faut pas louper ça...

     - Allez, va, et tâche de pas faire tchoufa ! Moi, je rentre, il fait tchelba..."

    Bien sûr, il manque l'accent, mais rien qu'à la lecture du texte, on le ressent.....

     

     


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  • Le langage courant des pieds-noirs, couramment appelé pataouète s'est construit au fil des années avec les mots et expressions issus des différentes communautés qui se sont amalgamées pour donner au final un mélange pittoresque quelque peu hermétique pour les non initiés. Le pataouète, mélange de Français, d'Arabe, de Catalan, d'italien et de Maltais est un feu d'artifice d'expressions issues d'autres idiomes régionaux, c'est un théâtre à lui tout seul,

    Je me propose de vous en livrer les principaux éléments permettant de le décoder.

    ADAMAKANE (et mon chapeau) : Un point c'est tout

    AÏWA :Oh la la ! 

    ANDA : en avant

    AOUAH ! : pas possible !

    AOUF : à l'oeil, gratis

    AOUFISTE : profiteur

    AZRIN : ange de la mort chez les arabes

    BABAO : nigaud

    BADJOK : Dingue, idiot

    BAGALI, travail salopé, cochonnerie

    BALEK : attention, dégage

    BARAKA : chance

    BARBOUCHA :barbouillé, sale

    BARKA : assez, ça suffit

    BAROUD : combat, opération militaire

    BAROUFA : bagarre, dispute

    BESSIF : par force

    BEZEF : beaucoup

    BLIBLI : pois chiches grillés

    BLOF : mensonge

    BOTCHA : coup de poing

    BOUFFA : ivresse, cuite

    BOULAHIA : barbu

    BOULITCH : cochonnet du jeu de boule

    BOVO : ahuri

    BRèLE :Entêté, âne, imbécile

    BROUMITCH : appât pour la pêche

    CABASSETTE : couffin

    CAGADE : chiasse, coup manqué, bêtise

    CANUS : belle fille

    CALBO : chauve (voir aussi FARTASS)

    CALBOTTE : coup, pichenette

    CANIELO : fainéant

    CAOUETE : débrouillard, coquin, malin, rapporteur

    CAPEO : chapeau

    CENTRER : copier sur son voisin en classe

    CHIACHIAROUNE : bavard

    CHICHMA : toilettes, WC

    CHIFOURMI : jeu silencieux qui se joue avec les doigts

    CHOUFFER : faire le guet, épier

    CLAOUIS : testicules

    COULO : pédéraste, homosexuel

    CUIL : avoir la figure comme le cul (voir FALSO)

    DACHE : aller chez dache = aller au diable

    DJAO : moineau

    DOBZA : coup

    FALAMPO : menteur, hâbleur

    FALSO : faux-cul

    FANGOULISTE : opportuniste, gredin

    FARTASS : chauve, crâne rasé

    FIFA : trouille

    FIGA : sexe féminin

    FLOUSS : argent, monnaie

    FOURACHAUX : clochard, marginal

    FRANGAOUI : métropolitain

    FROTTER : flirter, se bécotter

    GALOUFA : attrapeur des chiens

    GAMATE : bon à rien

    GANTCHO : faire gantcho = être impuissant

    GATZ : sexe masculin

    GAZOUZE : limonade

    GIGASSE : grande fille

    GITANO : gitan

    GOBBIA : envie, voracité

    GOUFFA : sexe féminin

    GUITCHE : loucheur ou borgne

    HATCHOUN : sexe féminin

    JOBASSE : cinglé, fou

    JOJONES (prononcer rorones) : testicules

    KANOUN : réchaud en terre cuite fonctionnant au charbon

    KEMIA : amuse-gueules pour l'apéritif

    KHLASS : terminé

    KIF KIF : pareil

    KILO : ivrogne

    LAOUERE : bigleux

    LOUBIA : préparation à base de haricots et de cumin

    LOUETTE : roublard

    LOUFER : péter

    MACAORA : faire macaora = faire l'école buissonnière

    MAKOUD : pâtisserie orientale aux dattes et au miel

    MANTECAO : gâteau parfumé à la cannelle

    MARCHER : sortir avec une fille

    MATA : faire mata = guetter, chouffer

    MESSAOUD  ou MOHAMED : désigne le soleil

    MOUNA : gâteau brioché que l'on déguste pour Pâques

    MOUTCHATCHOU : petit enfant

    MOUTCHOU : épicier mozabite

    OUALLOU : rien peau de balle

    OUELO : vieux

    PAILLE : taper la paille = flirter, bécoter une fille

    PANCHA : ventre, ventrée

    PASTERA : barque à fond plat

    PATAOUETE : langage pied-noir

    PATATE : coup violent

    PATOS : français de Métropole

    PEPINO : clown

    PO ! PO ! PO ! : interjection qui exprime l'admiration

    RABBIA : colère, rage

    RASQUER : léser quelqu'un en lui donnant une part plus petite

    ROUBY : chez Rouby = à l'asile de fous

    SAUCISSON : prendre un saucisson = perdre, être battu

    SAROUEL : pantalon

    SCAPA : sauve qui peut

    SCOUMOUNE : malchance, malédiction

    SLOUGHI : maigrichon

    SOI SOI : très bien

    SOUSTO : peur, crainte

    SPOUTCHA : masturbation

    STACABAT : fini, terminé

    STROUNGA : explosion au plastic (à l'époque de l'OAS)

    TAFANAR : gros derrière

    TAOUETTE : lance-pierre

    TCHAKLALA : tapage, tumulte

    TCHALEF : mensonge, bobard

    TCHANCLA : savate

    TCHATCHE : baratin, bagoût

    TCHELBA : froid (il fait tchelba)

    TCHIK TCHIK : jeu de dés

    TCHOPISSE : blennoragie

    TCHOUFA : faire tchoufa = échouer

    TCHOUPON : lèche-cul, fayot

    TERMA : cul, fessier

    TMENIK : un coup de tménik = un coup tordu

    VINGA : en avant !

    YAOULED : enfant des rues, cireur de chaussures

    ZAARMA : tu m'en diras tant !

    ZLABIA : patisserie orientale

    ZBOUB : sexe masculin

    ZBOUBA : rien du tout, que dalle

    ZIMBREK : truc pas normal

    ZIT : olive. Mettre une zit =mettre le doigt au derrière de quelqu'un

    ZOUBIA : quelque chose qui ne vaut rien

    ZOUZGUEFS : faire des zouzguefs = faire des manières

                           un coup de zouzguefs = un coup tordu, un tour de passe-passe

    ZIMBREK : chose, bricole, objet quelconque

     

     

     

     

     


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  • Imaginez la scène :

        Et si vous preniez deux oeufs, que vous les cassiez ? Après vous les battez bien pendant cinq minutes, puis vous prenez une petite poêle, avec un fond d'huile d'olive.

       Vous versez les oeufs et les éparpillez bien; après vous allez à la fenêtre de la cuisine, dans le petit garde-manger vous prenez une petite soubressade de votre charcutier du quartier. Donc, vous prenez la soubressade, vous enlevez la peau et la ficelle rouge et vous l'éparpillez dans les oeufs juste un petit instant.

       Vous la versez dans une assiette, vous prenez un  bon morceau de pain mahonnais, un bon verre de vin rosé bien frais, pour celles et ceux qui aiment le vin, ou la gargoulette avec de l'eau bien fraîche.

       Vous vous mettez au balcon, assis par terre, les jambes en tailleur, et en regardant en bas la mer bien bleue avec les bateaux qui rentrent et qui sortent du port.

       Vous vous tapez un repas royal que même AZRINE y peut pas vous l'enlever, et quand il n'y a plus rien dans l'assiette, vous descendez en bas chez Blanchette.

       Et là vous prenez un bon makroud plein de miel qui vous coule entre les doigts, et bien doucement, mais surtout bien doucement, les yeux fermés, vous le dégustez, et même qu'à la fin vous vous léchez les doigts tellement c'est bon.

       Et puis, catastrophe ! votre femme vient vous réveiller, et tout ce beau rêve y fait "tchouffa" et ça vous fout les boules pour toute la journée.....

       Quand est-ce qu'on arrêtera de penser à ce foutu pays ????

       JAMAIS, oh non, jamais, plutôt crever !....


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  • Le Sahara, tout au fond de l'Algérie, immense mer de sable et de roches aussi, terre de légende,  d'aventures et de mystères, avec ses paysages fascinants, ses températures extrèmes a une place à part dans mes souvenirs. J'y ai communié avec les étoiles dans des nuits d'une pureté de cristal où même  sans clair de lune l'immense rivière de diamants de la Voie Lactée éclaire les dunes alors que la température frôle le zéro degré avant de grimper à 50° au soleil de midi; et les arbres sont rares, à part de rares oasis, pour s'abriter du soleil..... Oui, le Sahara c'est la beauté à l'état sauvage.


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  •  Une magnifique frise richement illustrée retraçant les principales phases de l'histoire de l'Afrique du nord jusqu'en 1962. On remarquera que, contrairement aux idées reçues, les arabes n'en étaient pas les premiers occupants mais n'y sont parvenus qu'à partir du 7ème siècle....

     Télécharger « hist0000.htm »


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  •  Cinquante ans après l'abandon de l'Algérie, je l'ai déjà dit, il y a des choses qu'on ne peut encore oublier, surtout quand les anciens tueurs d'enfants et d'adultes innocents se voient dérouler le tapis rouge sur le sol français. Comment ne pas être révulsé en lisant le récit qui suit de l'assassinat de la famille Ortéga, gardienne du stade de la Marsa à Mers-el-Kébir, le 1er Mars 1962 ?..... Même si on peut reconnaître beaucoup de fautes commises par les Français durant les 130 années de colonisation, rien, non rien au monde ne peut justifier une telle sauvagerie, une telle barbarie primale véhiculée par une culture mortifère. Cet épisode qui soulève le coeur n'est qu'un exemple parmi les centaines d'autres qui se sont succédés pendant cette funeste période de 1954 à 1962. Non, nous n'oublierons jamais et nous devrons toujours lutter pour éviter la gangrène de notre pays.....

    Afin que nul n'oublie

    Afin que nul n'oublie

    Afin que nul n'oublie


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  •  En cette année du cinquantenaire de l'abandon de l'Algérie, même si les blessures ont été cautérisées, les cicatrices sont encore douloureuses et se rouvrent parfois quand des esprits malveillants et ignares se complaisent à retourner le couteau dans la plaie de façon ignoble et mensongère. On nous assène des fausses vérités, pour des raisons de basse politique. Le texte suivant, empreint de nostalgie, exprime un certain ressentiment très justifié devant ce procès à charge.

    Pied-noir, mon ami

    Pied-noir, mon ami

    Pied-noir, mon ami


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  • Lisez bien attentivement ce texte pour que vous compreniez bien quelle était notre jeunesse et quelle vie nous avons eue dans ce beau pays perdu qu'était notre Algérie. Lisez- le en entier, surtout ceux des jeunes générations, et ceux qui ne l'ont connu que par médias interposés. J'aurais pu aussi bien l'écrire moi-même si j'avais eu l'aisance épistolaire de la personne qui l'a écrit. Je ne connais pas son nom, je sais que c'est une femme, mais nous sommes frère et soeur d'exil....Nous venons d'un pays qui n'existe plus.....

    "Je viens d'un pays qui n'existe plus"

     "Je viens d'un pays qui n'existe plus"

    "Je viens d'un pays qui n'existe plus"

     


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